Défaite et avenir : l’Opposition amiénoise doit se renouveler

 L’alliance de centre-droit menée par Gilles de Robien a chuté le 16 mars 2008. Voilà 16 mois que Gilles Demailly a réalisé l’impensable en faisant chuter, dans son fief, l’ancien ministre de Jacques Chirac, qui avait été réélu triomphalement dès le premier tour en 1995 et 2001. Qu’a-t-il donc bien pu se produire pour que celui qui incarnait notre ville, qui suscitait une unanimité quant à son action jusque dans les rangs de ses adversaires politiques, chute en ne recueillant au second tour que 44% des voix ?

Gilles de Robien a sans doute pâti de son image de ministre de droite dans une ville structurellement de centre-gauche. Son éloignement durant cinq ans – et son retour diversement perçu un an avant les échéances municipales – a également joué un rôle dans la désaffection des électeurs à son égard. Ajoutons à cela le lancement de projets suscitant de fortes polémiques en pleine campagne électorale (Gare et Cathédrale) ainsi qu’une déconnection d’avec la réalité du terrain suite aux triomphes rencontrés lors des derniers scrutins, et nous comprendrons mieux sa déroute du 16 mars.

Il faut laisser cet échec au passé et faire face à la réalité politique actuelle : Gilles de Robien n’est plus un acteur de notre ville et la Gauche s’est durablement installée à la mairie. Constat simple que l’opposition semble avoir des difficultés à intégrer. Pour preuve, ses principales figures ont connu les plus belles heures du robienisme et ne semblent avoir pour programme que la défense de ces années heureuses, en attendant un retour à la mairie promis pour 2014.

Plus que de l’émergence d’un chef, c’est d’un nouveau personnel politique dont l’opposition a besoin. Comment, en effet, susciter l’adhésion des Amiénois, impulser un nouveau dynamisme dans les rangs des militants, sans nouvelles personnalités portant de nouveaux projets. A défaut d’une remise en question, Gilles de Robien restera dans les esprits de chacun, et nous nous ancrerons toujours plus dans le passé.

Le « c’était mieux avant » ne peut, en soi, constituer un élément de programme.

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