Turbulences aux commandes de la ville ?

A trop vouloir jouer le consensus, à trop idéaliser sa mission et sa fonction, à trop croire son travail imperfectible, Gilles Demailly en devient cynique. Cette arrogance, lui et son équipe l’imputait en son temps à Gilles de Robien. Nous la constatons à chaque Conseil municipal quand, dans un sourire qui se veut faussement complice, il porte un coup ou se réfère à la gestion de la Municipalité précédente.

Gilles Demailly joue les gros bras à l’Hôtel de Ville et l’ultra de la Démocratie dans les quartiers. Peut-être pour s’imposer à la tête d’une équipe qui ne s’attendait sûrement pas à l’emporter.

Sûrement pas car, dans ces conditions, Gilles Demailly n’aurait pas été placé en première position de la liste d’Union de la Gauche. Pas assez politique. Trop peu impliqué. Ce sont pourtant ainsi que commencent nombre de carrières politiques.

Le Maire tient le même rôle que celui de Martine Aubry au Parti Socialiste : il doit en partie sa place à son statut de plus petit dénominateur commun au sein de la Majorité. Gilles Demailly, qui rêvait d’un groupe uni et solidaire  dans sa mission au service des Amiénois, a constaté l’éclatement de sa Majorité dès le lendemain du scrutin de mars 2008. Les Verts et les communistes de leur côté. Ces derniers osant même publier un journal critique à l’égard du Premier magistrat, illustrant la liberté – ou la cacophonie – qui règne dans la Majorité. Ceci Laisse entrevoir les luttes internes, qui ont déjà fait plusieurs victimes, telle Sarah Thuilliez. L’impression partagée étant que l’instabilité domine à la tête du pouvoir amiénois. Des rumeurs de démissions se répandent même dans une ville peu habituée à ce genre d’incohérences. Combien sont-ils à attendre le moment propice pour l’écarter ?

De son côté, Gilles Demailly a choisi – suite, sans doute, à une intense et traditionnelle concertation – de baptiser son groupe politique du nom de Socrate (PS, MRC et PRG). Socrate, ce grand homme de l’Antiquité qui incarne les débuts de la philosophie. Un grand homme, qui n’a laissé aucun écrit, aucun discours qu’il ait lui-même laissé en héritage. Juste l’écho de sa lointaine existence. Rien, donc…

La Renommée

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