Que retiendra-t-on de cette année 2009 dans notre bonne ville d’Amiens ? Des plumes tombant de la Tour Perret ; des bus ; la descente aux enfers de l’ASC ; des bus ; des parkings en grève ; des bus ; une rumeur de démission de Gilles Demailly ; des bus ; des conflits entre la Ville et des commerçants ; des bus…
Assurément, l’année 2009 restera comme celle du bus. La Municipalité est parvenue à réaliser
après deux années de pouvoir une promesse de campagne facilement tenable. Incroyable! Ne semblant pas en revenir elle-même, elle l’affiche sur tous les murs (voir ci-contre le bas de la Tour Perret) et le crie sur tous les toits (même en bannière sur le site d’Amiens Métropole). C’est pour mieux faire oublier le processus incroyablement cahotique qui a mené à cette décision. Au final, après une pseudo-concertation, un conflit et un recul de dernière minute, quelques bus reviennent sur l’axe Beauvais-Duméril-Jacobins et les voitures sont priées de faire demi-tour devant la place René-Goblet. Cela va-t-il « changer la vie »?
L’équipe de l’Amiens SC, qui avait connu le feu des projecteurs en 2001 au Stade de France puis en 2007 avec l’échec sur le fil dans la course à la montée en L1, se retrouve désormais en milieu de tableau de National. Désespérant pour nombre de supporters fidèles au club, qui ont fait de la Licorne le stade le plus fréquenté de L2 proportionnellement à sa capacité… Gilles Demailly considérant que les résultats actuels du club pourraient nuire à l’image de la ville, une suspension des subventions est envisageable. Une réelle ambition.
L’équipe municipale commence à endosser son rôle. Malgré la fâcheuse habitude qui consiste à stigmatiser tout ce qui a été fait pendant 19 ans par Gilles de Robien, certains adjoints ont désormais compris qu’un jour viendra où ils seront également jugés : Jacques Lessard, Valérie Wadlow ou même Emilie Thérouin sont de ceux-là. D’autres parviennent plus difficilement à rompre avec la politique politicienne : Thierry Bonté, Eric Mehimmedetsi ou Jacques Goffinon, qui amuse la galerie. Les autres peinent à exister.
2009 a confirmé ce que 2008 laissait pressentir : la gouvernance Demailly n’en est pas une. Le maire semble détester son rôle de chef. D’où la rumeur qui le prédisait démissionnaire au coeur de l’été. Sa bonne volonté est manifeste, mais se heurte aux tensions internes à sa majorité, à une comparaison malheureuse avec le dynamisme de l’ère Robien et à une impréparation évidente au pouvoir municipal. Gilles Demailly a mis fin aux grands projets, aux grandes ambitions pour une politique du consensus à minima, une politique gauche à défaut d’une politique de gauche, excitant l’impatience de ses électeurs et désespérant les proches de l’opposition.
En 2010, la méthode consistant à stigmatiser systématiquement ce qui a été fait pendant 19 ans commencera à s’émousser. La majorité devra définitivement prendre ses responsabilités et assumer ses choix, s’affirmer sans dérobade. Amiens veut retrouver son ambition et sa fierté.
Bonne et heureuse année à tous!

Après les manifestations de mécontentement des commerçants de l’axe Beauvais-Duméril-Jacobins, après les interrogations des restaurateurs du Quai Bélu, voilà que la Municipalité se fâche avec les commerçants de la place de la Gare. Dans le Courrier Picard de jeudi 3 décembre, ils dénoncent en effet l’absence d’animation et même de décorations sur la place Alphonse Fiquet en cette période de fêtes.
La lecture de l’interview de Jacques Goffinon dans le JDA du 25 novembre m’a fait penser à celle de 1984 de George Orwell. Ce n’est pas la quatorzième édition du Marché de Noël qui vient de s’ouvrir, mais bien la deuxième des Parfums d’hiver. Marché faisait sans doute trop capitaliste et Noël trop religieux pour la majorité municipale. Preuve que la Municipalité a des idées : le méchant de Robien avait créé
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