Gilles Demailly fait sa rentrée, sa politique mérite la sortie

Gilles Demailly déjà dans le décor!La meilleure défense, c’est l’attaque! Alors que la barque municipale prend l’eau de toutes parts, le maire passe à l’offensive! C’est du moins ce qu’il a tenté de faire croire à l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, laquelle s’est déroulée la même semaine que la rentrée universitaire (les vieux réflexes, sans doute…). Morceaux choisis dans le Courrier Picard du 16 septembre (l’article ici).

Gilles Demailly n’a plus peur des déclarations choc. La preuve: « Le contexte général va [le] contraindre « à faire des choix«  ». Voilà donc une information d’importance, la Municipalité s’étant habituée à éluder les problèmes.

Après la surprise, le maire incarne la satisfaction, ou plutôt l’autosatisfaction: « Gilles Demailly se félicite « qu’un certain nombre de dossiers aient avancé«  » depuis mars 2008. Serait-ce à l’inverse une autocritique ? La Municipalité fait donc avancer des dossiers et c’est déjà ça : certains pensent qu’ils reculent!

Quel dossier en particulier fait-elle donc avancer? « Désormais, en ville, priorité a été donnée au bus, alors qu’avant c’était à la voiture« , analyse un maire bien péremptoire. Un maire non dénué d’humour lorsqu’il ajoute: « on n’a pas perdu de temps« . Juste deux ans. Pour quel projet d’ailleurs? « C’est une vraie satisfaction d’avoir remis les bus en centre-ville, quoiqu’en disent certains. » Deux ans, donc. « Et on va continuer. » Les faire revenir Place Gambetta ?

Le tram, dans tout ça? « Le choix doit être fait avant fin 2011. » 2011, pourquoi donc ? Pour donner le premier coup de pioche en … 2014! Lancer une campagne municipale sur la promesse du tram sans avoir à souffrir des mécontentements dus aux travaux et à la hausse des impôts, voilà cette fameuse preuve du « courage politique » dont se gargarise le maire…

Enfin, et puisqu’il s’en est fait une spécialité, Gilles Demailly s’est défoulé sur l’équipe Robien : « Gilles Demailly, qui dit découvrir les détails de certains dossiers auxquels il n’avait pas accès quand il était dans l’opposition, n’hésite pas alors à parler de « gouffres financiers »« . Nous rappellerons, une nouvelle fois, les mots de Jacques Lessard, adjoint aux Finances, lors de la prise de fonction de la gauche: « des finances dans un état remarquable« . Par ailleurs, et Gilles Demailly doit en prendre conscience, la Municipalité approche la mi-mandat! Elle a disposé de suffisamment de temps pour éplucher les dossiers et les réalisations de l’ère Robien! Trop occupé à fantasmer le passé, le maire en oublie sans doute qu’il a une ville à gérer…

A écouter Gilles Demailly, la ville est financièrement aux abois à cause de Gilles de Robien et du Gouvernement. Il n’en songe pas moins au tramway (300 millions d’euros). Une dernière contradiction pour un maire écrasé par sa charge, oppressé par les divisions internes à son équipe, humilié par « l’affaire de la réderie » dont nous reparlerons, décrédibilisé par les multiples mouvements de grèves et les manifestations qui ont émaillé la vie amiénoise ces derniers mois, apeuré par la récente occupation de son bureau par la CGT.

Un maire qui refuse enfin de parler de 2014: « ce n’est pas le débat« . Pour de trop nombreux Amiénois, c’est le principal, justement.

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