Archives pour mai 2012

Refusons cette pathétique comédie socialiste dans la première circonscription de la Somme

Mais qui sera donc nommé député de la première circonscription de la Somme ? Car il semble bien qu’il s’agisse là d’une nomination et non d’une élection, tant le PS considère que la victoire lui est acquise et que le nom de l’heureux « élu » n’importe pas tant pour les locaux que son étiquette. Les électeurs concernés, qui ont par le passé démontré qu’ils votaient à gauche, n’auront donc comme seule tâche que de valider le choix qui aura été fait pour eux par les plus hautes instances du PS.

Et puisque l’électeur picard est docile, pourquoi lui cacher ce ballet des ambitions, au cours duquel les appétits politiques parisiens viennent s’entrechoquer sur les bords de la Somme ?

Résumons. Il y eut d’abord Nicolas Dumont, ce maire d’Abbeville opposé au cumul des mandats sauf pour lui-même. Survint ensuite Christophe Borgel, l’apparatchik socialiste qui partit finalement pour la Haute-Garonne. On crût un temps à Jack Lang qui préféra la ligne bleue des Vosges. On parla de Vincent Peillon, l’ancien parachuté du Vimeu, qui s’était trop habitué à l’échec pour en vivre un nouveau. On évoqua Najat Vallaud-Belkacem, l’adjointe au maire de Lyon, qui redit son attachement pré-ministériel et provisoire à la capitale des Gaules (elle a depuis renoncé aux législatives pour ne pas risquer sa place au Gouvernement…). Refusons cette pathétique comédie socialiste dans la première circonscription de la Somme dans Legislatives 2012 indexOn pensait en terminer avec Faouzi Lamdaoui, le chef de cabinet de François Hollande, déjà candidat un peu partout. On devrait en finir avec Pascale Boistard, adjointe au maire de Paris, imposée par Martine Aubry.

Rappelons que les candidatures doivent avoir été déposées en préfecture avant vendredi 18 mai au soir. Cela laisse encore beaucoup de temps au PS pour nous concocter une surprise de dernière minute.

Un constat s’impose à la lecture de cette liste : aucune de ces personnalités, hormis le maire d’Abbeville, n’a de lien avec la circonscription convoitée. Aucune n’a davantage d’ambition pour ce territoire que pour elle-même. La candidate qui devrait finalement porter les couleurs socialistes n’a aucune connaissance de notre région, de nos villes, de leurs habitants. Elle ne connaît que la couleur rouge des sièges du Palais Bourbon, dont elle pense s’approcher en paradant un mois chez nous. Un mois, c’est tout, avant de retrouver pour de bon la vie parisienne et les salons de la rue de Solférino.

Dans une circonscription où les difficultés sociales contribuent au rejet du politique, il n’en faudrait pas tant pour conforter un vote de protestation. Là où l’exaspération s’incarnait autrefois dans la personnalité attachante mais caricaturale de Maxime Gremetz, cette scénette politique ridicule pourrait cette fois orienter l’électeur vers l’extrême.

Les dirigeants du PS considèrent que ces braves picards de la première circonscription enverront à coup sûr l’un de leurs cadres au Palais Bourbon. Sauf qu’ils ne l’ont plus fait depuis 1988. Sauf que ces braves et dociles picards n’aiment pas ce qui ressemble à de la condescendance. Sauf qu’ils ne sont pas si bêtes qu’on semble le penser en hauts lieux.

Alors, le 10 juin, face à l’adjointe au maire de Paris qui sera en représentation unique en province, votons pour notre territoire, votons pour notre ville. Que vos préférences aillent vers Lyacout Haïcheur, Stéphane Decayeux, Fiodor Rilov, Jean-Claude Renaux ou Salwa Barjoud, votons contre cette comédie politicienne.

Amiens : Grandeur et ingratitude de l’opposition dans une ville socialiste

Amiens : Grandeur et ingratitude de l'opposition dans une ville socialiste dans L'oppositionAvec près de 60% des voix en faveur de leur candidat à la présidentielle, les socialistes ont de quoi se réjouir à Amiens. La page Robien leur semble définitivement tournée et la ville promise à la domination sans partage ni contestation de la gauche. Les conquêtes successives de la région, du département et des principales communes de la Somme ont rosi nos territoires et plus particulièrement notre ville.

A l’heure où la gauche entre à l’Elysée, aucune entrave ne semble plus devoir être opposée à cette évolution lente, mais continue. Ce sentiment est le fruit d’une série sans précédent de victoires dans les scrutins locaux. Le PS ne semble plus devoir stopper sa progression dans les collectivités. L’UMP et ses alliés ne semble plus devoir cesser de reculer, comme si le sens de l’histoire le commandait.

La cohérence d’une carte politique qui unifie par leur sensibilité politique pouvoirs décentralisés et centralisés a le mérite de l’efficacité. Le pouvoir exécutif décidera. Les collectivités relaieront et exécuteront, sans les pénibles conflits que nous éprouvons depuis dix ans.

Après les réjouissances de rigueur, il faudra pour les collectivités de gauche (pléonasme ?) renoncer au discours désormais usuel, qui consiste à rejeter la responsabilité de leurs insuffisances sur le Gouvernement. Nul doute cependant que le pouvoir sortant trouvera, dans un premier temps, une place de choix parmi les nécessaires boucs émissaires. Les Amiénois connaissent ce phénomène.

Alors à quoi bon ? A quoi bon s’opposer à une gauche omnipotente, qui peut appliquer sans contestation ni réel contre-pouvoir ses politiques au plus haut niveau de l’Etat, à la région, au département, à l’Hôtel de Ville ? A quoi bon construire et proposer une politique alternative si l’espoir d’une alternance n’est rien d’autre qu’un audacieux pari ? A quoi bon apporter la critique, fût-elle ou non légitime, quand la moindre observation est renvoyée au choix incontestable de l’électeur ?

Le travail d’opposition peut apparaître bien ingrat. La critique récurrente d’une action est dénoncée comme de l’obstination quand elle n’est pas présentée comme stérile.

Mais l’opposition est indispensable. Elle est la clé de la démocratie.

Dans une région socialiste, dans un département socialiste, dans une ville socialiste, près de 60% des électeurs ont choisi le candidat socialiste. Rien de surprenant.

Demain, 40% des Amiénois devront se sentir représentés face à un pouvoir politique uniforme et omnipotent. Tous attendront que les intérêts de notre ville soient défendus au plus haut niveau. Tous souhaiteront qu’une nouvelle ambition leur soit proposée. Tous réclameront que les erreurs et les dérives de la majorité soient dénoncées. Pour Amiens et ses habitants.

Et, inlassablement, invariablement, nous donnerons à chacune et chacun un rendez-vous: 2014.



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