Archives pour la catégorie Amiens Forum

Ce qui devait changer pour nous le 6 mai : Gilles Demailly visionnaire dans Amiens Forum

Ce qui devait changer pour nous le 6 mai : Gilles Demailly visionnaire dans Amiens Forum dans Amiens Forum edito-212x300Au lendemain de l’élection présidentielle, le maire nous a gratifié d’un éditorial à l’enthousiasme débordant dans Amiens Forum qu’il est particulièrement cocasse de redécouvrir aujourd’hui.

Comme le jour avait succédé à la nuit en mars 2008, la générosité et le bon sens semblaient avoir triomphé du diktat et de l’injustice en mai 2012. Gilles Demailly, qui a déjà démontré ses qualités de visionnaire, ne doutait alors pas de l’avenir. Nous pouvons aujourd’hui affirmer qu’il aurait dû.

Extrait : « François Hollande a annoncé la garantie du niveau de dotation de l’Etat pendant les cinq ans à venir ». Quoi de plus normal que le nouveau président socialiste qui a, comme lui, entonné la rengaine du désengagement de l’Etat depuis 2008 tienne cette promesse ? Sauf qu’il s’est produit tout le contraire, le Gouvernement annonçant il y a quelques jours une baisse de 4.5 milliards de ces mêmes dotations d’ici à 2015. « Un recul historique des dotations risquant de conduire à une réduction des investissements locaux porteurs d’emplois » pour l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF), au moment où viennent s’ajouter aux charges des communes la réforme des rythmes scolaires et la hausse des taux de TVA décidées par François Hollande. Rappelons que Gilles Demailly est membre de l’AMGVF…

L’euphorie de la victoire présidentielle laissait pourtant entrevoir des lendemains socialistes qui chantent ! Gilles Demailly : « Très rapidement, parce que cela fait partie de ses dossiers urgents, le Président prévoit d’établir un pacte de confiance avec les collectivités, à travers un nouvel acte de décentralisation ». Dans le vocabulaire socialiste, « dossier urgent » n’est que trop souvent l’abréviation de l’expression «  dossier pas très urgent  ». La preuve : à Amiens, le logement et les transports constituaient des dossiers urgents au début du mandat de Gilles Demailly… Le fameux pacte de confiance n’a bien entendu été rédigé que dans les discours de campagne du candidat Hollande.

Quant au nouvel acte de décentralisation, un texte a été présenté à l’Association des maires de France (AMF), qui y a vu « un recul manifeste des libertés locales » et « une vision technocratique, hiérarchisée et verticale de l’action publique qui laisse peu de place à la subsidiarité et ne tient pas compte de la réalité ou de la  diversité des territoires ». Sans doute pas ce qu’imaginait le maire d’Amiens, quand il affirmait que l’élection de François Hollande offrait « de nouvelles perspectives aux collectivités locales » et que le nouveau Chef de l’Etat entendait « reconsidérer [leur] rôle dans le paysage français ».

L’enthousiasme du maire socialiste à l’écoute des discours du candidat Hollande a laissé place à un grand silence du côté de la mairie d’Amiens. C’est vrai qu’on voit mal la municipalité socialiste dénoncer une politique plus dure à l’égard des collectivités que sous l’ère Sarkozy. Même si c’est la vérité…

Affrontement rouge/vert à la police municipale d’Amiens : les bleus comptent les points

Affrontement rouge/vert à la police municipale d'Amiens : les bleus comptent les points dans Amiens ForumL’été avait pourtant bien commencé pour Emilie Therouin. Un article d’Amiensforum senteur guimauve avait contribué à rassurer la population sur sa sécurité. On y apprenait en effet que « la vie nocturne à Amiens, ce n’est pas qu’à St Leu » et que, « dans le quartiers des bars, « 90% des problèmes sont liés à l’alcool »". Autant d’évidences promptes à rassurer l’Amiénois inquiet. L’élue relaya ensuite son message sur la vidéoprotection devant les caméras de LCP (Caméra City, visible ici). Selon ses propos, trop de caméras dans le centre-ville, pas assez à Etouvie et Amiens-Nord et, bien entendu, un dispositif « cher et pas efficace« . Nous attendons donc les résultats de la désormais célèbre « évaluation indépendante« , qui serait « en phase terminale« . Prête à être enterrée ?

Et puis il y eut cette fronde du représentant CGT de la police municipale, Bruno Sacleux. Dans un courrier adressé au maire (à voir ici), ce dernier s’en prend violemment au management du service par la municipalité. Le syndicaliste constate que « rien n’a changé à la police municipale » depuis 2008, si ce n’est une éviction et une mise au placard, et lance une phrase en vogue à Amiens : »Force est de constater le flop de votre réorganisation« . Nouvel écho aux grincements de dents déjà éprouvés dans le milieu de la culture et dans les transports en commun, notamment.

Piquée au vif, l’adjointe en charge ne veut pas laisser dire « qu’on a rien fait depuis notre arrivée » (ouf!). Dans le Courrier Picard, elle se fait diplomate et répond point par point au syndicaliste CGT (CP 04/08). Avant de laisser la place à la politique sur son blog (article ici) : « Monsieur Sacleux semble regretter la gouvernance de l’ancienne municipalité, où régnaient transparence, équité, rigueur, exemplarité, discipline, harmonie, sérénité, excellentes conditions de travail » ironise-t-elle. Une manière de disqualifier son adversaire en l’accusant d’une nostalgie malvenue dans les services municipaux… L’équipe municipale est de gauche, il semble donc peu compréhensible qu’il se plaigne!

Offensive sur son blog, Emilie Therouin se fait même quelque peu narquoise sur Twitter, dont elle est férue: « Il faut bien que M Sacleux justifie un petit peu ses heures syndicales estivales! » Il ne fait donc pas bon se frotter à l’élue verte, vantée par ses pairs écologistes pour être en charge de la sécurité dans une grande ville, ce qui pourrait lui servir de tremplin. Elle dispose en sus d’un argument massue : un bilan social mené par un cabinet spécialisé indépendant (un autre) sera bientôt dévoilé. L’occasion, espérons-le, de célébrer les immenses progrès de la gestion du personnel du service depuis 2008…

Bon été à tous, on se retrouve en septembre!

Des propos à l’emporte-pièce stigmatisés par Amiens Forum

La rédaction d’Amiensforum constate comme nous que certains témoignages de sympathie à l’égard de la municipalité relèvent davantage de la courtisanerie que de l’analyse de terrain. Cette malheureuse phrase prononcée par une obscure spécialiste du tourisme isarien lui vaut la rubrique « vite dit » du mensuel municipal en juillet. Et en effet, c’est bien vite dit…

Des propos à l'emporte-pièce stigmatisés par Amiens Forum dans Amiens Forum

 

La municipalité l’admet: après 3 ans de mandat, le réseau de bus reste « médiocre » à Amiens

La municipalité l'admet: après 3 ans de mandat, le réseau de bus reste La majorité municipale ne cesse d’insister sur son credo : la municipalité précédente a laissé dépérir le réseau de transport en commun. La tribune socialiste parue dans le dernier Amiensforum revient d’ailleurs sur cette rengaine : « Les obstacles sont nombreux. Un territoire étendu, une culture de la voiture très ancrée, une voirie peu adaptée et une offre médiocre due au « laisser aller » de l’ancienne municipalité« . Le groupe Socrate pointe vigoureusement le doigt vers l’actuelle opposition, coupable de n’avoir pas relevé le seul défi que cette municipalité semble s’être fixée : proposer un réseau de transport efficace aux Amiénois, pourtant friands de transport automobile.

Le hic, et c’est désormais le principal obstacle de la communication municipale, c’est que les élections se sont déroulées en 2008 ; c’est que le développement et l’optimisation de ce réseau étaient alors annoncés dans le programme de l’actuelle majorité ; c’est que l’année 2010 a été fièrement proclamée année des transports. Une agitation parfaitement stérile puisque, du propre aveu du groupe socialiste, majoritaire au sein du Conseil municipal, le réseau de transport amiénois reste dans un état « médiocre »!

Reconnaissons l’honnêteté des élus municipaux, qui admettent leur échec… Nous leur reconnaîtrons également une certaine mauvaise foi, lorsqu’ils attribuent cet état au « laisser aller » de l’ancienne municipalité, laquelle n’est plus en charge depuis plus de trois ans… Combien faudra-t-il de temps à la majorité pour assumer ses décisions et – les opportunités sont plus nombreuses – ses absences de décisions ? A ce rythme, Gilles Demailly et son équipe risquent de faire campagne non sur leur bilan, mais sur l’éternelle dénonciation de la période 1989-2008.

Revenons toutefois aux déplacements, et plus précisément aux transports en commun qui constituent, à Amiens, en enjeu fondamental. A l’origine de toutes les tensions, que ce soit en interne (avec les Verts) ou en externe (avec les commerçants, par exemple), la politique municipale en la matière relève bien plus de la méthode Coué que d’un investissement réel. Le choix désastreux de la CFT comme nouveau prestataire de service, l’achat de bus neufs en catastrophe (maladroitement déguisés en argument politique) pour faire face au départ des véhicules de Véolia, les grèves à répétition ou les protestations des usagers montrent que la situation depuis 2008 ne s’améliore guère, voire régresse plus probablement.

Se croyant encore dans l’opposition, les élus majoritaires regrettent bien volontiers la médiocrité du réseau amiénois. Oubliant qu’ils le laissent en l’état depuis leur arrivée aux affaires…

Comment la Mairie d’Amiens s’en prend au Courrier Picard

Jacques Goffinon, adjoint à la fêteIl y a quelques mois, le journaliste du Courrier Picard Jacques Goffinon, par ailleurs adjoint à la fête à la mairie d’Amiens, portait une accusation grotesque en Conseil municipal : le JDA aurait été créé par l’équipe Robien pour faire concurrence au quotidien régional. Conséquence inattendue d’une schizophrénie assumée, cette sortie a fait sursauter les membres de la majorité municipale.

S’il traverse aujourd’hui des difficultés, le Courrier Picard n’en est pas moins ancré – le quotidien rémois L’Union en a récemment fait les frais. L’idée qu’un bulletin municipal hebdomadaire et gratuit puisse lui faire concurrence semble pour le moins loufoque. Que cette idée ait été exprimée par Jacques Goffinon nous permet cependant de tirer un certain nombre de conclusions.

En prêtant à Gilles de Robien l’idée d’avoir souhaité contrecarrer le monopole médiatique du Courrier sur Amiens, Jacques Goffinon a sous-entendu l’existence d’une opposition entre l’Hôtel de Ville et la rue Alphonse Paillat. Une opposition à laquelle il a pris sa part, en tant que journaliste et conseiller municipal. Cette opposition aurait atteint un tel niveau que la mairie – selon M. Goffinon – aurait ressenti le besoin de créer un contrepoids à la ligne éditoriale du Courrier. Les nombreuses accusations de connivence entre les pouvoirs politique et médiatique amiénois sous l’ère Robien sont donc victimes des déclarations de Jacques Goffinon. Ce dernier révèle au passage son attachement au monopole médiatique, dénoncé de nos jours par ses amis politiques.

Pourquoi évoquer tout cela aujourd’hui, plusieurs mois après ces déclarations étonnantes ?

Cliquez pour consulterDans son numéro 573 du 29 septembre dernier, page 2, le JDA s’en prend de manière abrupte au Courrier (cliquez sur la photo ci-contre pour lire l’article). Les auteurs de la Pravda amiénoise s’en prennent à leurs « confrères » du Courrier Picard au sujet d’un préavis de grève chez les éboueurs de la ville : « le quotidien citait la première demande « particulière » de ces agents : « La visite de monsieur le président d’Amiens Métropole dans les services, comme le faisait son prédécesseur« . Laissant croire au lecteur que Gilles Demailly ignore ces personnels« . Un sous-entendu malencontreux que le JDA ne pouvait laisser passer…

Le mot « confrère » induit que les auteurs du JDA, dont les articles sont commandés, voire dictés, par l’Hôtel de ville, s’estiment journalistes au même titre que les rédacteurs du Courrier. Un bulletin municipal ne constitue pourtant que l’émanation du discours de la mairie qui le diffuse, ce qui peut comporter un intérêt informatif, mais en aucun cas revêtir un caractère journalistique. Le JDA s’attaque ensuite au Courrier en visant les déclarations des éboueurs ; aucunement l’interprétation qui en a été faite! En clair, le JDA – bulletin municipal distribué aux frais du contribuable – établit sa vérité face à un quotidien régional payant qui remplit une mission d’information et non de propagande. Le titre de cet encart a été choisi dans cet esprit, avec en prime une pointe d’ironie : « La preuve par deux« .

Le Courrier Picard est fréquemment critique à l’égard de la Municipalité actuelle, comme il l’a été avec la précédente. Il a simplement davantage de grain à moudre aujourd’hui…

Gilles Demailly et les journalistes du JDA se prennent donc à rêver : pourquoi ne pas concurrencer le méchant quotidien avec le bulletin municipal hebdomadaire et son pendant mensuel, le splendide Amiensforum ? Jacques Goffinon finira peut-être par avoir raison…

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