Plus rien ne semble devoir nous surprendre de la part de la gauche dans cette lutte sans merci pour la députation. Chaque semaine, voire chaque journée, apporte son lot de rebondissements, de déclarations vengeresses, d’ambitions contrariées ou de rumeurs infondées.
Ces violents entrechocs d’ambitions personnelles s’interrompront-ils pour une trêve de Noël ? La saga des investitures dans les 1ère et 2ème circonscriptions de la Somme prendra-t-elle la couleur guimauve de Sept à la maison après avoir eu la saveur piment de Dallas ? Nous conseillerons à tous les acteurs de ce magnifique spectacle tragi-comique de prendre un peu de repos durant les fêtes afin de nous proposer un second acte de teneur au moins équivalente.
Pourquoi ne pas passer un peu de temps sur le marché de Noël d’Amiens ? Oh, pardon, sur Parfums d’hiver puisque c’est ainsi qu’il a été renommé par l’équipe en place. On l’a bien lu dans le bilan de mi-mandat de la majorité : l’équipe Demailly a « développé » Parfums d’hiver. On l’a vu.
Pour s’attirer le succès, la philosophie du « toujours plus » s’imposa rapidement : toujours plus de chalets, d’animations, d’erreurs, etc. Les Parfums d’hiver sont vite devenu une caricature du capitalisme (et oui, rien que ça!). Il a suffi de prendre un événement traditionnel comme base de travail et d’y greffer tout ce qui peut plaire et surtout se vendre, y compris ce qui peut sembler contraire à l’esprit de l’événement initial. Cela permet de rester « le plus grand marché de Noël du Nord de la France ».
Ainsi peut-on par exemple acheter des bernards l’ermite domestiques rue des Trois-Cailloux. Vu le succès du chalet en question, je gage d’ailleurs qu’il sera de retour en 2012. Ainsi peut-on se faire lire les lignes de la main dans un chalet rue de Noyon. Ainsi peut-on s’offrir des caleçons que nous qualifierons d’humoristiques derrière l’hôtel de Ville. De telles ventes ont-elles leur place dans un marché de Noël ? Quoi qu’il en soit, on comprend mieux pourquoi les Parfums d’hiver sont pluriels.
Dans son bilan de mi-mandat, la majorité rappelait l’un des objectifs fixés en matière culturelle : « s’écarter des sentiers battus des thématiques grand public : les Amiénois ont envie de choses intelligentes et audacieuses ». D’où, sans doute, les animations tous azimuts que Brigitte Fouré étrille sur son blog (l’article ici). Démonstration de catch et simulateur de vol sont bien loin de l’ambiance de Noël que les visiteurs viennent chercher à Amiens. Oui, bien sûr, il y a du monde. Il y a aussi du monde pour regarder Secret Story et Confessions Intimes. Presque autant que pour Dallas…
Joyeux Noël à tous !
L’efficacité des médiations de la Municipalité n’est plus à démontrer. A tel point qu’à moins d’un mois de l’événement, nous ne savons pas si la réderie du 3 octobre pourra avoir lieu. Depuis 50 ans, c’est l’association des commerçants du quartier des Halles (ACQH) qui organise jalousement mais efficacement cette manifestation. Voilà que la Municipalité décide d’en confier les rênes à la Fédération des commerçants du Centre-ville! Impuissante face aux procédures judiciaires en cours qui conditionnent la tenue de la réderie, elle en est réduite au silence : « Si la Ville d’Amiens, par le biais de son service de presse, indique poursuivre le dialogue avec les deux parties (…), elle ne souhaite en revanche plus communiquer à ce sujet » (
Autre illustration avec un dossier bien plus médiatisé. Le président de l’exécutif régional s’est récemment exprimé sur les alternatives possibles au barreau Creil-Roissy, proposées par les élus – unanimes eux aussi – du Val d’Oise. Prouvant une nouvelle fois que les élus socialistes de la région sont emprunts de diplomatie, Claude Gewerc choisit de « dénoncer les fausses bonnes idées du Val d’Oise » (
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